La communauté francoalbertaine est très forte. Sa présence à Edmonton est énorme et la force et la taille de l’organisation de la Francophonie Jeunesse de l’Alberta (FJA) rendent la communauté francoalbertaine très importante dans la province de l’Alberta. Avec le Campus Saint-Jean, la Cité de la Francophonie et le Manoir Saint-Thomas, Edmonton est très bien équipé par un cœur francophone. Cependant, les francophones au Canada et en Alberta ont été les victimes de la discrimination et de l’assimilation depuis que les Anglais sont venus au Canada. Puisque toute cette assimilation des francophones est très efficace, on trouve actuellement qu’il y a seulement à peu près 5% de la population de l’Alberta est francophone, de la majorité de la population dans les années 1850. Qu’est-ce qui va arriver donc à la communauté francoalbertaine dans l’avenir ? Est-ce qu’elle est en train de mourir, ou est-ce qu’elle subit une renaissance ?
Il est probable que les citoyens de l’Alberta valorisent l’anglais beaucoup plus que les autres langues, comme le français, puisque l’économie et la culture canadienne sont très influencées par les anglophones. C’est aussi bien documenté chez les immigrants qu’ils veulent apprendre l’anglais et ils veulent que leurs enfants apprennent l’anglais plutôt que le français. Avec cette culture en place, beaucoup de monde pense que la communauté francoalbertaine est en train de mourir. Toutefois, les Francoalbertains luttent toujours pour la survie de leur culture et de leur langue et avec les organisations comme le FJA et l’Association Canadienne-Française de l’Alberta (ACFA) et l’aide du gouvernement, ils pourraient sauver la culture francoalbertaine.
Pourtant, les francoalbertains ne sont pas les seuls qui représentent la francophonie en Alberta, il y a aussi les étudiants bilingues qui proviennent des programmes d’immersion française et de français comme langue seconde (FSL) qui sont offerts dans le système de l’éducation de la province. Étant donné que toutes les études faites par les scientifiques indiquent que la bilinguisme n’a que des avantages pour tout le monde, parce qu’elle stimule la croissance mentale, protège le cerveau de la démence et augmente les capacités cognitives. Avec tous ces résultats, je pense que celui qui ne voudrait pas que son fils soit bilingue n’a pas raison. Au lieu de mourir, la francophonie en Alberta subit une renaissance et un épanouissement de son potentiel. Malgré les coups au budget fédéral et provincial qui irait aux programmes bilingues et francophones, la popularité de ces programmes augmente et je doute fortement que leur popularité diminue dans l’avenir.
Avec l’explosion d’étudiants bilingues et les forts liens communautaires créés entre les francophones tout par tout en Alberta par le FJA, l’ACFA et d’autres groupes qui donnent la chance aux Francoalbertains, que ce soit leur âge, de s’exprimer, d’agir, de s’amuser en français afin de préserver leur culture et leur langue. Il y a dix ans, c’est fort probable que je serais beaucoup plus pessimiste pour le futur de la francophonie en Alberta, mais maintenant que j’ai vu toutes ces organisations et tous ces jeunes Francoalbertains en train de travailler pour garder et partager leur langue et leur culture, la seule chose que j’ai à dire est : Vivre la Francoalberta !